L'histoire du Port de DINAN - LANVALLAY
 
     
 
A cette époque, des moines Bénédictins y fondent un prieuré qu’ils nomment la Magdeleine du Pont.

Vers 1070 est écrit le premier texte signalant les donations faites au prieuré par Geoffroy Seigneur de Dinan et son frère Riwallon.

A la fin du XII ème siècle est construit le premier pont de pierre à quatre arches.
 
  Sous Jean II, Duc de Bretagne (1286-1305), des libertés sont octroyées aux Foires du Liége et de la Saint Gilles qui se tiennent «au parvis de la chapelle de la Magdeleine du Pont».
Durant la Guerre de succession de Bretagne (1341-1364), le Port est plusieurs fois pillé et incendié par les Anglais.

Sous la Duchesse Anne (1488-1514) commence la construction (1508)des premiers quais de pierres. Tout le commerce de gros du pays de Dinan passe par le port, en relation constante avec celui de Saint-Malo.

En 1730 s’élèvent de nouveaux quais de granit à Dinan et à Lanvallay d’où s’exportent les toiles à voiles qui produisent 300 à 600 Milles livres par an.
La Marée Haute (plus de 7 pieds = 2m50) permet l’entrée de bateaux de 150 tonneaux.

De 1754 à 1783 le tracé et la construction des « Grands Chemins » augmentent les échanges commerciaux au port de Lanvallay. Il s’y créent de nombreux estaminets et auberges (Le Lion d’Or, la Cour de Bretagne…etc)

La grande Révolution et les années suivantes (1790-1800) provoquent le déclin de cette économie fleurissante.

 
 
En 1833, l’ouverture du Canal d’Ille et Rance permet l’existence d’une liaison fluviale entre Rennes et Saint-Malo et l’accès de l’arrière pays à la mer.
De vastes entrepôts sont construits le long des quais de Lanvallay. On y dépose des matériaux de constructions (briques, bois, ciment), des charbons, engrais et amendements agricoles, vins et spiritueux, en plus des marchandises traditionnelles.

 
  En 1862 et aux grandes marées, des navires de 120 à 150 tonneaux remontent jusqu’aux quais de Lanvallay - Dinan. Le mouvement moyen est en entrée : 374 Navires pour 9500 tonneaux, et en sortie : 347 Navires pour 8500 tonneaux.

Mais l’augmentation importante du jaugeage des navires dans la seconde moitié du
XIXème siècle, ainsi que l’apparition du chemin de fer (1880), puis les transports routiers des matières pondéreuses (1948) passant sur le Viaduc, font péricliter le port.
Il ne se réveillera que dans les
années 80 grâce au tourisme, à la navigation de plaisance et à la création d’hôtels et de restaurants.

Yves Castel
Historien du Patrimoine